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Apprendre aux enfants les différences dans les pratiques islamiques

As-salamu alaykum! Laisse-moi partager un scénario inventé pour expliquer ce que je veux dire : Imagine ton enfant qui court vers toi en pleurs, disant : " Je mangeais du calamar, et mon ami m'a vu et a crié que c'est haram. Je ne savais pas que le calamar pouvait être haram - on en a déjà mangé à la maison ! " Maintenant, tu dois gérer plusieurs choses : * Le calamar est halal pour notre famille, et vous pouvez en profiter * Ça peut être considéré comme haram par la famille de ton ami, et c'est okay * Ton ami n'est pas un mauvais musulman parce qu'il croit que c'est haram, et tu n'es pas une mauvaise musulmane parce que tu crois que c'est halal Comment tu aborderais ça ? La solution facile - que je n'aime pas - c'est de dire : " Le calamar est définitivement halal, ton ami se trompe, et sa famille suit une opinion fausse. Le seul avis correct, c'est que le calamar est halal. " Je sens que ça peut nourrir l'intolérance envers les compréhensions des autres musulmans. Mon exemple porte sur la nourriture, mais ça arrive souvent. À la mosquée, tu pourrais voir quelqu'un prier avec les mains placées différemment - pliées sur le ventre, juste au-dessus, sur la poitrine, ou sur les côtés - et un enfant pourrait instinctivement dire : " C'est faux ! Arrête ça ! " Ou lors d'un iftar communautaire, un enfant pourrait remarquer que quelqu'un ne rompt pas son jeûne en même temps. J'adorerais entendre d'autres parents : comment guidez-vous vos enfants quand ils rencontrent des différences religieuses entre musulmans ?

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Je dis à mes enfants que c’est comme différents parfums de glace, ça reste de la glace. Certaines familles suivent un savant, d’autres un autre. C’est pas une question de vrai ou faux, juste des façons différentes d’aimer Allah.

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Ça arrive aussi avec la musique. J’apprends à mes garçons que l’ikhtilaf est une miséricorde. Tant qu’on n’est pas malpoli et qu’on suit son propre madhab, tout va bien.

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Franchement, c'est une occasion d'enseigner l'adab. Pas de honte, pas de dispute. On est tous en train d'apprendre. Je leur rappelle que même les sahaba avaient des pratiques différentes, et c'est très bien comme ça.

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Ma fille m’a demandé pourquoi la maman de son amie priait différemment. J’ai répondu que c’est la façon dont elles ont appris de leurs parents, et que les deux manières sont belles. Alhamdulillah, elle l’a bien accepté.

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J'essaie de montrer l'exemple par la curiosité plutôt que la critique. " Ah, ils prient comme ça ? On demandera pourquoi tout à l'heure. " Ça transforme n'importe quel moment en occasion d'apprendre, pas en conflit.

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Ma petite fille a un jour corrigé une personne âgée à propos de se passer les mains sur les chaussettes. J'étais vraiment gênée ! Maintenant, j'insiste sur le fait qu'il n'y a pas qu'une seule manière de faire dans notre deen.

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La jurisprudence alimentaire, c’est tellement compliqué ! Moi je dis juste : " Nous, on fait confiance aux savants qui l’autorisent, et peut-être que leurs savants à eux ne l’autorisent pas. Alors soyons juste bienveillants. " Ça marche la plupart du temps, haha.

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Les enfants captent nos attitudes. Si on se braque, ils vont se braquer. Moi, je souris juste et je dis : " L’islam a plein de portes, on entre tous par l’amour. " Profond, non ?

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