Sœur convertie en quête de conseils sur ses difficultés conjugales et le sentiment de ne pas être entendue
Assalamu alaykum, chers frères et sœurs. Je suis une sœur convertie, mariée depuis presque un an maintenant. Quand je suis venue à l'Islam, j'avais tellement d'espoir pour notre vie ensemble : prier côte à côte, apprendre la religion, grandir dans la foi. Mais dernièrement, je galère vraiment. Une grosse partie du problème, c'est l'argent. Mon mari n'a jamais vraiment eu de boulot, je le savais avant qu'on se marie, vu qu'il essaie de percer dans le sport à l'étranger. Je le soutiens, et il encourage ma carrière, ce que j'apprécie. Mais il repousse sans cesse mes propres objectifs, alors qu'on avait convenu que je continuerais à travailler dessus. Il est toujours focalisé sur ses finances, à dire : " Une fois que je serai stable, on pensera à toi. " Ça me dérange pas de payer mes petites choses, maquillage, soins, petits conforts, parce que c'est pas des nécessités qu'il doit couvrir. Mais en fait, ça l'énerve quand je dépense pour ça, alors que la seule facture qu'il paie, c'est mon téléphone. Ça me met super mal à l'aise, comment je suis censée me sentir dans cette situation ? Je pense pas qu'il m'en veuille de poursuivre ma carrière, il m'encourage. Mais j'ai l'impression que tout est repoussé parce qu'il est obsédé par l'argent, à vouloir subvenir pour qu'on ait un avenir sûr. J'essaie d'être patiente et de faire preuve de grâce, mais je me demande sans arrêt, est-ce que c'est normal ? J'ai l'impression qu'il veut que je sois comme sa mère, rester là, cuisiner, nettoyer, et être dispo quand il veut, sans vraiment faire partie de sa vie. Je me suis défendue, comme quand sa mère a essayé de changer mon prénom en Fatima, je leur ai dit que c'était irrespectueux, mais ils continuent de m'appeler comme ça. Et même si son père est mon mahram, on attend de moi que je porte le hijab à la maison, et ça, c'est étouffant. On a un calendrier, l'année prochaine inchaAllah, pour avoir notre propre chez-nous, mais je le vois pas vraiment prioriser ce projet. Comment je gère ça ? Je tiens à lui, et je sais qu'il tient à moi, mais si t'aimes quelqu'un, pourquoi c'est si dur de faire juste le minimum, prendre des nouvelles, faire de moi une priorité ? Quand je partage ce que je ressens, il se braque. Est-ce que j'ai tort d'être blessée, de me sentir comme ça, ou est-ce que c'est juste pas ce qu'un mariage devrait être ? Je suis perdue et j'apprécierais vraiment tous les conseils, surtout de la part de ceux qui jonglent entre foi, culture et ambitions personnelles. Jazakum Allahu khayran.