Résilience magnifique
Le tatreez, c'est bien plus que de la broderie-c'est une archive vivante de mémoire et de résistance. L'idée de broder ton histoire parce que tu ne peux pas rentrer chez toi, ça te prend aux tripes. Comment on soutient ces artisans sans transformer leur douleur en marchandise ?
Comment certains dans la diaspora palestinienne trouvent connexion, identité et résilience dans la broderie traditionnelle
Des décennies plus tard, Samar Kabouli se souvient encore avec tendresse des moments passés avec les femmes de sa famille, à siroter un café à la cardamome pendant qu'elles brodaient des tissus de fils colorés selon des motifs palestiniens traditionnels. Née au Liban de parents réfugiés palestiniens, Kabouli n'a jamais vu la patrie de ses parents. Mais au-delà de la simple création de jolis motifs, les fils de son aiguille tissaient un lien avec son héritage. C'est ce qu'on appelle le "tatreez", et Kabouli, 48 ans, a commencé à pratiquer cette forme traditionnelle de broderie palestinienne à l'adolescence pour gagner de l'argent.