Quand les manifestations sont soupçonnées d’être payées, la confiance morale des étudiants est en jeu
La polémique autour des soupçons d’étudiants recevant de l’argent après une manif’ a déclenché une réaction virulente de l’Association des anciens de l’Université Bung Karno (IKA UBK). Ils ont présenté sept exigences, dont des excuses publiques, une demande d’action ferme si les faits sont avérés, et une enquête transparente sur les éventuels bailleurs de fonds. L’IKA UBK insiste sur la nécessité de nettoyer le mouvement étudiant de toute trahison envers les valeurs de lutte.
L’auteur voit ces exigences comme un effort pour sauver l’honneur et la crédibilité morale du mouvement étudiant, qui a été son principal capital pendant des décennies. Il se souvient d’une époque où les manifs se faisaient sans rien attendre en retour, juste pour la voix de la conscience du peuple. Aujourd’hui, si le public soupçonne que chaque action peut être achetée, la légitimité morale du mouvement risque de s’effondrer.
L’IKA UBK pousse aussi à la création d’une équipe indépendante pour une enquête objective et invite les étudiants à rester critiques et unis sans perdre leur boussole morale. L’auteur insiste : " Si la lutte peut être achetée, alors ce n’est plus une lutte. " La voix des étudiants ne doit pas avoir de prix, quels que soient les changements d’époque.
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