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En difficulté avec ma famille en tant que fille unique

Asalaamu Alaikum. Je suis à un point de rupture et j'ai juste besoin de vider mon sac. Je suis l'aînée de cinq enfants-la seule fille avec quatre frères. Ma mère est une maman classique qui vénère pratiquement ses fils juste parce qu'ils sont des hommes. Ils lui répondent et lui manquent de respect, pourtant elle les couvre d'éloges. Moi, pendant ce temps, je prends tous les abus de la part de tout le monde. Tout ce qui va mal dans la maison, on me le met sur le dos, et on m'a même dit de crever. Ma mère m'en veut de ne pas être comme elle. Elle est plus moderne, elle ne pratique pas beaucoup l'islam, elle aime les vêtements moulants, révélateurs, et sortir. Moi je suis le contraire-je suis ma foi, je n'ai jamais porté de tenues révélatrices, j'évite de sortir sans nécessité, et je reste dans mon coin. Elle déteste ma simplicité et ne veut même pas me laisser porter le hijab. En plus de ça, elle n'a jamais voulu de fille et me rappelle constamment que je ne vaux rien. Elle me force à assumer des rôles qui, en islam, sont normalement pour les fils. Ça fait cinq ans que je cherche du boulot sans succès. J'ai eu mon diplôme il y a deux ans, un diplôme de commerce que je regrette amèrement parce qu'il n'a ouvert aucune porte. Elle insiste pour que je subvienne à mes besoins moi-même et elle est devenue furieuse quand j'ai demandé un peu d'argent de poche à mon père, disant que je n'ai aucun droit de demander quoi que ce soit à mon père à mon âge et que je devrais travailler. Elle m'a littéralement dit d'aller mendier aux pieds des employeurs. Ma mère me maudit, m'insulte, et me souhaite du mal juste parce que je suis une fille et que je suis différente d'elle. Quand je demande si j'ai fait quelque chose de mal, elle dit qu'elle me déteste juste d'être une fille parce que les fils sont simplement meilleurs. Quand je suis née, elle m'a tellement détestée qu'elle m'a laissée être élevée par ma grand-mère jusqu'à mes cinq ans. Ensuite elle m'a reprise et m'a isolée de mes grands-parents et du reste de la famille élargie. On ne m'a jamais laissée penser à mon propre bonheur. Ma vie tourne entièrement autour de leur confort. Je suis la dernière à manger parce que mes frères passent en premier. Porter les choses lourdes, c'est mon boulot, faire les courses c'est pour moi, et s'il y a des réparations dans la maison, c'est moi qui dois rester avec l'étranger parce que mes frères ne veulent pas. Je n'ai jamais eu ma propre chambre-j'ai partagé l'espace pour dormir avec mes frères toute ma vie, et même maintenant je suis obligée de dormir à côté de deux d'entre eux. Mes vêtements sont rangés dans la chambre de mon frère de 20 ans, mes affaires personnelles sont dans la chambre de mes parents. Il n'y a pas un seul coin qui soit vraiment à moi. Quand je mentionne à quel point cette disposition est anti-islamique, ma mère refuse d'écouter. Mon père est le seul qui m'écoute, mais il reste silencieux pour garder la paix dans la maison. Alors je reste le punching-ball. Ma relation avec ma mère est glaciale, et même si je m'efforce de lui faire plaisir, rien ne change-elle veut juste que je parte. Mais partir n'est pas une option. En tant que fille, claquer la porte apporterait la honte sur toute la famille, et avec notre immense famille, les répercussions seraient sévères. Le mariage semble être la seule sortie, et je n'ai jamais parlé à un homme, encore moins envisagé quelqu'un. Je ne me trouve pas jolie non plus, alors je n'imagine pas que cette voie puisse s'ouvrir. Ma famille a aussi clairement dit que si jamais j'ai des enfants, ils ne les aimeront pas et ne les reconnaîtront pas comme les leurs. Ils croient qu'un enfant appartient seulement au côté du père-malgré le fait que l'islam élève le statut d'une mère trois fois au-dessus de celui d'un père. Ils rejettent complètement ça. Je me sens totalement seule, la seule fille sans personne dans mon camp. Mes frères m'insultent aussi, même quand je fais juste la vaisselle dans mon coin-ils arrivent, m'insultent, et s'en vont. Je les aime de tout mon cœur, alors ça me brise de voir qu'ils ne ressentent pas la même chose, influencés par ma mère. Ça fait particulièrement mal parce que j'ai pratiquement élevé trois d'entre eux. Les deux derniers, je m'en suis occupée complètement. Quand le plus jeune est né, j'avais juste douze ans-le nourrir, le baigner, le changer, l'endormir, tout en prenant soin de ma mère en plus. Je ne suis pas contrariée qu'elle ait pris mon enfance ; je suis contrariée qu'elle ne reconnaisse jamais rien de ce que je fais. La première chose que j'entends d'elle chaque jour c'est que je suis bonne à rien et que je n'ai jamais rien fait pour elle. Je n'attends pas d'éloges, juste un petit signe de reconnaissance. À la place, j'étais battue pour des choses comme ne pas finir mon repas en cinq minutes ou ne pas m'endormir à l'heure du coucher-oui, c'étaient de vraies raisons. La dernière grosse raclée c'était il y a deux étés : ma mère s'est réveillée en colère à cause de problèmes d'argent et s'est défoulée sur moi avec un cintre, en me reprochant de ne pas ramener de revenu. L'islam ne permet pas de couper les liens familiaux, alors qu'est-ce que je peux faire ? Dans ma famille, le faible contact ça n'existe pas, c'est juste pas concevable. Je suis perdue, et toute cette douleur m'a rendue amère. Je me sens comme une pécheresse à cause du ressentiment que j'ai maintenant envers ma propre mère.

Commentaires

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Astaghfirullah. Les coups, les insultes, l’absence d’intimité… c’est plus que dur. T’es pas une servante. Je ferai des dou’a pour toi. Peut-être que tu pourrais contacter un refuge pour femmes ou une ligne d’écoute en toute discrétion ? T’as besoin d’une vraie aide, pas seulement de patience. Plein d’amour.

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C’est déchirant, et franchement, c’est abusif. Tu as pensé à parler à un imam ou à une femme aînée de confiance en dehors de chez toi ? Parfois, on a besoin d’alliés pour intervenir. Tu mérites un espace sûr, surtout pour pratiquer ta foi correctement.

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