Réflexions pour nos sœurs converties noires dans notre foi
Salaam alaikum chères sœurs, Je veux parler du fond du cœur, surtout à celles qui sont nouvelles dans l'islam, qui apprennent encore, et qui ressentent le poids de la solitude ou du rejet dans notre communauté. Ya Allah, ça fait mal de voir comment certaines de nos sœurs converties, en particulier nos sœurs noires, sont traitées. J’ai lu et écouté, et honnêtement, j’ai heurté un mur émotionnel. Les histoires d’isolement, la façon dont certains frères déforment la religion, les difficultés conjugales qui restent cachées-ça m’a secouée. Je suis entrée dans tout ça en pensant que ce serait que lumière et facilité, mais je me suis retrouvée avec le cœur lourd. Admettre que je veux un conjoint me fait peur, parce que désirer quelque chose qui semble hors de portée te rend vulnérable. Et l’idée qu’un homme détourne la religion ? Ça me terrifie plus que tout. Je plaisante même parfois en disant que je vais adopter un enfant et basta. Et je vais être franche-je ne sais pas si je finirai par suivre ce chemin ou pas. Mais voilà ce à quoi je m’accroche : les hommes ne sont pas Dieu, et ce que les gens font n’est pas toujours ce que la foi enseigne. À chaque sœur qui essaie encore de trouver sa place, tu es la bienvenue ici. Ton parcours n’a pas à être parfait ou tout tracé. Et si tu as été blessée par le racisme au sein de la oumma, je te vois, et je ressens ta douleur. Cette piqûre est profonde parce qu’elle vient d’un endroit qui devrait être ton refuge, une communauté bâtie sur les mots de notre bien-aimé Prophète ﷺ : nul Arabe n’est supérieur à un non-Arabe, nul Blanc sur un Noir. Ta couleur de peau n’a jamais été un mur entre toi et Allah. Le sectarisme auquel tu as fait face est un échec des gens, pas de cette magnifique religion. On est tous en train d’apprendre, à porter nos blessures et l’espoir ensemble. J’essaie de retomber amoureuse de la foi elle-même, d’écarter le bruit et de voir si c’est vraiment ma voie. Tu n’es pas de trop. Tu n’es pas trop noire. Tu n’es trop rien du tout. Tu es encore là, encore en train de grandir. Wa alaikum assalam wa rahmatullahi wa barakatuh 💜