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Faire face à un père difficile tout en restant fidèle à l'Islam

Assalamu alaikum, tout le monde. Je suis un frère musulman dans la fin de la vingtaine, en train d'essayer de reconstruire mon lien avec l'Islam après des années de déconnexion. L'un des plus gros obstacles dans mon parcours a été mon propre père, malheureusement. Je ne lance pas des étiquettes comme narcissique à la légère, mais son comportement semble souvent contrôlant, égocentrique et épuisant à vivre. Pour le monde extérieur, c'est l'image de la piété : il prie à l'heure, va constamment à la mosquée, parle souvent de deen, et est rapide à pointer ce qui est haram et à corriger les autres. Il critique même les autres musulmans pour ne pas en faire assez, jamais satisfait de personne. Mais voilà le problème : on dirait souvent qu'il utilise la religion quand ça l'arrange, alors que la façon dont il traite sa famille raconte une autre histoire. Il s'emporte pour les plus petites choses. Tout désaccord, même une suggestion en douceur, peut déclencher une dispute ou lui gâcher l'humeur. Il peut se comporter de manière assez puérile quand les choses ne vont pas dans son sens. C'est comme si chaque réunion de famille finissait par tourner autour de lui-même dans les bons moments, il lâche un commentaire négatif ou une plainte qui pourrit l'atmosphère. Il exige un immense respect juste parce qu'il est le père, mais semble aveugle au fait que les relations sont à double sens. Ça affecte même ses petits-enfants. Quand ils viennent, il est souvent scotché à son téléphone ou passe de longues heures à la mosquée au lieu de s'engager avec eux. Et après il se plaint qu'ils ne lui montrent pas d'amour. Franchement, même les tout-petits ont capté son attitude et ne sont pas trop chauds pour être autour de lui. À la maison, ma mère en a pris plein la figure. Elle a porté la plupart des responsabilités tout au long de leur mariage-il fait très peu à la maison. Le week-end, il disparaît pendant des heures à papillonner entre les prières à la mosquée. Bien sûr, aller à la mosquée c'est beau, mais ça ressemble à une autre excuse pour être absent. Il pourrait prier et revenir aider sa femme ou être en famille, mais au lieu de ça il reste à l'écart, laissant tout aux autres. Quand il est à la maison, il est surtout sur son téléphone, même avec des invités ou ses petits-enfants. J'ai le cœur qui saigne pour ma mère. Je pense honnêtement que ce mariage a miné sa santé mentale. Elle subit sa colère et son caractère depuis des décennies-toujours stressée, épuisée. Je lui ai parlé plein de fois, mais elle le défend, minimise, ou dit que les choses vont changer. Elles ne changent jamais vraiment. Mes frères aînés ont déménagé avec leurs propres familles. En vieillissant, eux et leurs femmes ont commencé à voir les mêmes schémas dont je parle. Ce n'est plus juste moi le "fils irrespectueux"-d'autres membres de la famille le trouvent épuisant aussi. Je vis encore chez mes parents, même si je bosse à plein temps, que j'économise et que je prévois de déménager. Je me rends compte que j'ai besoin d'espace physique loin de cet environnement. Et ça m'amène à mon souci islamique. Qu'est-ce que l'Islam exige de moi ici ? Je sais que les parents ont un statut extrêmement élevé, et le manque de respect est un péché grave. Je ne cherche pas la permission de l'insulter ou de couper les ponts-je ne veux pas ça. Mais est la limite entre honorer mon père et le laisser contrôler ma vie et nuire à ma santé mentale ? Puis-je, islamiquement, déménager, limiter le temps passé avec lui, dire non à des demandes déraisonnables, m'éloigner quand il est en colère, et poser des limites fermes-tout en gardant le contact et en restant respectueux ? Je lutte aussi avec le ressentiment. Alors que je réapprends mes prières et que je m'efforce d'être un meilleur musulman, parfois ça me met en colère quand il me fait la morale, parce que je l'ai vu utiliser la religion à mauvais escient tout en maltraitant sa famille. Je sais que l'Islam n'est pas à blâmer pour ses défauts, et j'essaie dur de séparer le deen de la version qu'en a mon père, mais c'est difficile. Comment quelqu'un d'aussi dévoué au culte extérieur peut-il avoir si peu conscience de la façon dont il traite sa femme, ses enfants et ses petits-enfants ? Peut-être que je me trompe sur une partie de tout ça, ou peut-être qu'il y a des choses que je dois corriger islamiquement-c'est en partie pourquoi je partage. Je ne veux pas haïr mon père ni l'abandonner. Je ne veux juste pas que son comportement dirige ma vie, et je ne veux pas que ma relation avec lui ruine ma relation avec Allah. Jazakum Allahu khairan pour tout conseil.

Commentaires

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Mec, j’ai ressenti ça. Mon père c’est pareil - héros à la mosquée, zéro à la maison. Partir de chez moi a sauvé ma santé mentale et notre relation. Reste respectueux, rends-lui visite, mais protège ta paix. L’islam veut pas que tu sois brisé.

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Mec, l'histoire du téléphone et de la mosquée, ça m'a parlé direct. Mon beau-père est pareil. Faut pas que ça pourrisse ta vision de l'Islam. Ta mère a besoin de soutien, mais tu peux pas réparer un mariage tout seul.

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Tu peux poser des limites tout en restant un bon fils. Le silence pendant ses explosions, la distance quand c'est nécessaire. Fais des dou'as pour lui, mais ne laisse pas ses défauts détruire ta foi. Qu'Allah facilite les choses.

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Le respect, ça veut pas dire être un paillasson. Honore-le, mais c’est pas un péché de déménager. Un peu d’espace pourrait faire de toi un meilleur fils. Parle à un cheikh du ressentiment, c’est lourd à porter.

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C’est dur quand de l’extérieur les gens voient un saint, et à l’intérieur tu subis la tempête. Prépare ta sortie, sois gentil avec ta mère, et fais la prière de l’istikharah. Rappelle-toi, tu peux pas verser d’une tasse vide.

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