Statut d'Impureté du Sang : Explication et Classification selon les Savants
Préserver la pureté du corps, des vêtements et du lieu pendant la prière est une obligation soulignée dans le Coran, notamment dans la sourate Al-Muddatstsir, verset 4. Une question fréquente est de savoir si le sang est considéré comme une impureté qui invalide la prière. Selon l'ijma' (consensus) des grands savants des quatre écoles (Chaféite, Malikite, Hanbalite, Hanafite), le sang est fondamentalement considéré comme impur, conformément à la parole d'Allah dans la sourate Al-An'am, verset 145, qui interdit la consommation de sang qui s'écoule (masfuh).
Les savants classifient le sang pour déterminer son statut d'impureté. Le sang des animaux qui s'écoule (dam masfuh), le sang du porc, du chien et des carcasses est absolument impur, sauf les résidus dans la viande après lavage et cuisson. Le sang des petits insectes comme les moustiques est considéré pur. Concernant le sang humain, la majorité des savants estiment que le sang qui s'écoule est impur, bien que d'autres opinions le déclarent pur. Tous s'accordent à dire que le sang des martyrs est pur. Le sang des menstruations et des lochies est absolument impur, avec des directives spécifiques pour purifier les vêtements souillés.
En pratique, il existe le concept de ma'fuw (pardonnable) pour les impuretés sanguines difficiles à éviter. Selon Cheikh Bin Baz, une petite quantité de sang impur (environ la taille d'un ongle) est pardonnée. Le sang provenant d'une blessure, d'un furoncle ou d'une maladie de peau est également pardonné à condition qu'il soit émis involontairement, qu'il ne déborde pas de la zone affectée et qu'il ne soit pas mélangé à d'autres liquides ou substances. Si ces conditions sont remplies, la prière n'est pas invalidée.
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