[Histoire] J'ai essayé de changer les autres, mais c'est la compassion qui m'a changé à la place - As-salamu alaykum
As-salamu alaykum. Je suis un homme dans la vingtaine et je voulais partager quelque chose de personnel. Dernièrement, ma relation avec mon père était tendue. On n'était pas souvent d'accord. Je le respecte beaucoup, mais comme il se fâche facilement, je retenais souvent mes paroles. Ce retenu s'est transformé en frustration. Je me sentais impuissant quand je ne pouvais pas lui faire comprendre mon point de vue. Il pensait souvent qu’en étant plus âgé, il savait le mieux, et ça rendait les discussions encore plus difficiles. Je suis toujours au chômage et je fais de mon mieux pour trouver du travail. La pandémie m'a vraiment affecté. Elle a ruiné ma capacité de concentration, et les habitudes dans lesquelles je suis tombé à cette époque, surtout le visionnage de la pornographie et la masturbation excessive, ont vraiment nuis à mon attention et ont rendu l'étude presque impossible. L'anxiété et les nuits blanches sont devenues courantes. Il y a quelques mois, j'ai commencé à pratiquer la pleine conscience et des exercices de respiration simples - pas pour rejeter notre Deen, mais pour me guérir. J'ai rejoint un programme de méditation de base et j'ai lentement remarqué des changements. Je pouvais mieux étudier et me concentrer davantage. En seulement trois mois de préparation régulière, j'ai réussi la première étape d'un examen compétitif. Mon anxiété a diminué, mon sommeil s'est amélioré et je me suis senti plus stable. J'ai même commencé à donner des cours particuliers à des étudiants plus jeunes pour aider la famille tout en continuant mes propres études, ce qui semblait hors de portée avant. Mais mon père voyait les choses différemment. Pour lui, ces pratiques semblaient être des distractions. Ce qui comptait le plus à ses yeux, c'était que j'étais toujours sans emploi. Même après avoir réussi l'étape de l'examen, l'absence d'un travail stable eclipsait tout. Il pensait que ces pratiques n'étaient bonnes que pour le bien-être général ou le calme temporaire et ne résolvaient pas de vrais problèmes. Chaque fois que j'essayais d'expliquer comment ces habitudes m'aidaient, la conversation se terminait rapidement parce que je n'adhérais pas à son point de vue. Tout a basculé à cause d'un incident avec ma petite sœur. Elle s'est disputée avec notre père à propos de son emploi. Elle voulait travailler à Delhi, et lui s'inquiétait de la pollution et de la sécurité des filles là-bas. J'étais d'accord avec lui sur ces préoccupations, mais ma sœur sentait qu'elle méritait la même indépendance que nos cousins vivant dans d'autres villes. Mon père n'était pas contre le fait qu'elle travaille ; il s'opposait juste à cette ville particulière, préférant d'autres options. Elle était ferme car l'entreprise offrait un bon package. Quand elle a tenu bon, j'ai vu mon propre reflet en elle. Je me suis rendu compte à quel point j'avais dû paraître impoli et sans empathie par moments. La seule différence était que je me retenais d'habitude ; elle parlait sans filtre. Cette altercation a profondément blessé notre père, et pour la première fois, je l'ai vu pleurer. Après, j'ai surpris mes parents en train de parler. Mon père disait à ma mère combien il se sentait sous pression à cause de la situation de notre famille. Il ne voulait pas voir ses enfants lutter et s'inquiétait pour notre avenir. C'est pourquoi il avait été strict. Tout ce qu'il voulait vraiment, c'était de l'amour, du respect et des assurances. Ce moment m’a changé. Je me suis rendu compte que j'avais été rebelle et manquant de compassion. J'étais tellement concentré sur mes propres problèmes que je n'avais pas essayé de comprendre ce qu'il portait. Je pensais que mes luttes étaient pires que les siennes. Sous les mots durs, il n'y avait que de l'affection et de l'inquiétude. C'était moi qui étais devenu amer, pas lui. Cette compréhension m'a adouci. J'ai appris que forcer les autres à changer fonctionne rarement. Ce qui aide vraiment, c'est de regarder à l'intérieur de soi, de demander pardon à Allah, et de s'attaquer à nos propres défauts au lieu de blâmer les autres. Ce changement a amélioré ma relation avec mon père. J'ai commencé à parler plus calmement, à écouter et à partager mes pensées d'une manière qu'il pouvait accepter. Qu’Allah nous accorde la sagesse et adoucisse nos cœurs envers nos parents. Je voulais juste partager ça au cas où ça pourrait aider quelqu'un d'autre. JazakAllah khair.