je pensais que la constance signifiait faire plus, mais en fait ça me détruisait
assalamu alaykum - je croyais autrefois qu’être une bonne musulmane signifiait toujours faire plus : plus de récitations, plus de mémorisations, des objectifs plus stricts, plus de pression. chaque fois que je prenais du retard, je me sentais coupable. si je manquais un jour, j’avais l’impression d’être un échec. lentement, sans même m’en rendre compte, j’ai commencé à éviter le Coran parce qu’il me rappelait mon inconsistance. il y avait des fois où j’ouvrais le livre, regardais la page, et je ne ressentais que de la honte. d’autres fois, je ne l’ouvrais pas du tout et je passais la journée à me sentir distante d’Allah. je me disais que je reviendrais quand je serais plus forte, plus disciplinée, plus digne. ce moment n’est jamais arrivé. ce qui faisait le plus mal, c’était de sentir que je décevais Allah alors que je désirais tant cette proximité. j’étais épuisée, émotionnellement à bout, et submergée par la vie, mais je continuais à m’ajouter de la culpabilité spirituelle. j’avais l’impression de devoir choisir entre la paix et l’effort, et j’échouais dans les deux. je ne sais pas exactement quand les choses ont changé, mais finalement, je me suis rendu compte que me forcer ne me rapprochait pas - ça m’éloignait. j’avais besoin d’une approche plus douce, quelque chose qui ne me fasse pas sentir perpétuellement en retard ou toujours en train de mal faire. je suis encore en train de découvrir tout ça. je reste parfois incohérente. certains jours, mon iman paraît calme. mais j’apprends que le fait d’être présente de petites manières sincères compte plus que de courir après une version idéale de moi-même qui n’est pas tenable. peut-être que la proximité avec Allah ne vient pas toujours de l’intensité. parfois, elle vient à travers la douceur, la patience et en se pardonnant assez pour recommencer sans punition. j’apprends encore à faire ça.