Ses Dernières Pensées : Le Chemin d'une Sœur Vers l'Acceptation
Sœur Rehab el Buri n'avait que 26 ans lorsqu'elle est décédée en mars 2011, après un courageux combat contre le cancer. Dans ses derniers jours, elle a partagé des réflexions profondes qui ont vraiment touché une corde sensible, et j'ai voulu vous les transmettre. Il lui a fallu environ trois jours pour accepter pleinement qu'elle était en train de mourir. Le premier jour, c'était le chaos total dans sa tête. Le deuxième jour, elle se sentait un peu engourdie. Au troisième jour, son mari et sa maman l'ont aidée à voir les choses clairement, et elle a eu ces grandes prises de conscience : **1. Nous devons tous affronter la mort, tôt ou tard.** Que les gens aient réagi calmement ou avec panique face à sa maladie, ils mourront aussi. La mort est l'une des rares certitudes de la vie, mais nous l'oublions souvent et agissons comme si nous étions des exceptions. **2. Ce monde n'est qu'une escale temporaire.** Elle vivait en tant que musulmane-priant, jeûnant-mais se laissait distraire par des choses comme choisir des assiettes à salade pour des fêtes ou courir après les soldes en ligne. Le Coran nous rappelle : 'La vie présente n'est qu'un jeu et une diversion. Et la Demeure dernière est certainement la vraie vie. S'ils savaient !' [29:64] Si nous nous concentrons vraiment sur l'Au-delà, nous ne devrions pas avoir si peur de ce qui nous attend. **3. Personne ne traverse la vie sans épreuves.** Notre santé, nos biens et nos familles sont une amanah (dépôt de confiance) d'Allah, et Il peut les reprendre quand Il le veut. Nous prétendons y croire, mais en pratique, il est facile de faillir. Elle pensait avoir des années devant elle avant de s'inquiéter de la mort, mais Allah peut nous rappeler à tout moment. Nous sommes tous dans le même bateau-sans aucune idée de notre heure-alors nous devrions vivre chaque jour comme si c'était le dernier. **4. Chaque jour est un cadeau.** Cette prise de réalité lui a fait voir chaque jour comme une chance de faire plus de bien et de réparer ses erreurs passées. Les matins étaient difficiles, se réveiller et se souvenir de la maladie, mais elle disait : 'Alhamdulilah, je me sens bien aujourd'hui, quel bien puis-je faire aujourd'hui ?' Avec l'amour et le soutien de sa famille, de ses amis et de sa communauté, elle n'a pas seulement tenu le coup-elle a essayé de trouver la barakah (bénédiction) dans son épreuve et d'accepter sincèrement le décret d'Allah.