Le Poids des Réseaux Sociaux et l'Espoir Perdu
Salam alaykoum, Je me suis rendu compte qu'une grande partie de mon anxiété et de mes pensées négatives vient du temps que je passe sur les réseaux sociaux. Voir les bénédictions et le confort matériel dont jouissent les autres, y compris mes coreligionnaires musulmans, me remplit d'une profonde tristesse vis-à-vis de ma propre situation. Je n'ai jamais été une personne envieuse, mais maintenant je lutte souvent contre des sentiments amers quand je vois ce que les autres ont et que je désire tant. Avant, je faisais des dou'as sincères pour les autres, mais maintenant je me demande parfois à quoi ça sert-pourquoi faire des dou'as pour qu'ils obtiennent davantage alors que j'ai l'impression de n'avoir rien ? Mon mari et moi essayons d'avoir un autre enfant depuis deux ans maintenant, sans succès. Il a deux emplois, comme caissier et laveur de voitures. Je l'ai souvent encouragé à poursuivre des études ou une formation pour nous aider à avancer, mais il n'a pas franchi ces pas. Des rêves comme posséder une maison ou même accomplir la Omra ou le Hajj paraissent si lointains que j'ai presque cessé de croire qu'ils soient possibles dans cette vie. Ça fait huit ans que nous sommes mariés, et je vois d'autres personnes, plus jeunes et mariées depuis moins longtemps, qui semblent avoir atteint tellement plus. J'ai perdu tout sens de l'espoir et de la direction. Entre mes études universitaires, mon travail dans le secteur de la santé et l'éducation de notre enfant, je suis épuisée. Je prends en charge une grande partie de nos dépenses parce qu'après le loyer, il ne reste presque rien à mon mari. Il y a eu des moments où je me suis sentie si bas que j'ai souhaité que ma propre vie s'arrête, comme si Allah m'avait oubliée. Je prie parce que je sais que je dois le faire, mais dans mon cœur, je me sens souvent vide et déconnectée, même pendant ce Ramadan. Je ressens de la colère envers mon qadr (décret) et je pense parfois qu'aucune quantité de dou'a ne changera ma situation-après des années de prières, rien ne semble s'améliorer. Je ne connais personnellement personne de mon âge dans une situation similaire ; beaucoup sont mères au foyer avec des maris comme seuls pourvoyeurs. Je demande humblement vos dou'as. La prière d'un étranger est puissante. JazakAllah khair.