Le paradoxe du sécularisme en Azerbaïdjan et la polémique de l'interdiction du hijab
OC Media rapporte l'arrestation de plusieurs citoyens suite à des manifestations à Nardaran, Bakou, concernant la politique d'interdiction du voile dans les écoles publiques azerbaïdjanaises. La nouvelle règle entrée en vigueur en septembre 2026 proscrit les vêtements jugés incompatibles avec les principes laïques de l'éducation publique. Bien que le hijab ne soit pas explicitement mentionné, sur le terrain, certaines enseignantes voilées ont été licenciées et des élèves portant le hijab se sont vu refuser l'accès aux cours.
Les protestations ont débuté avec une vidéo de refus à Jalilabad, qui s'est propagée à Bakou et ses environs. Cette question avait déjà déclenché une vague de manifestations entre 2010 et 2012 et reste sensible, notamment parmi ceux qui considèrent le hijab comme partie intégrante de leur foi. La participation d'étudiants aux protestations actuelles soulève des questions plus larges sur l'accès à l'éducation et l'application des règles laïques dans un pays où 96% de la population est musulmane.
Cette interdiction a provoqué des réactions diplomatiques, y compris des discussions entre le président turc Recep Tayyip Erdogan et le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev. Plusieurs responsables turcs ont exprimé leur regret face à cette règle, tandis que le Conseil des oulémas d'Indonésie a demandé son abrogation pour respecter la liberté religieuse. Par ailleurs, une cyberattaque massive le 14 octobre serait liée à cette question.
Cette situation ravive le débat sur le paradoxe du sécularisme : l'État se déclare neutre, mais restreint l'expression religieuse de ses citoyens. Des observateurs soulignent un double standard : l'interdiction du hijab en Azerbaïdjan suscite peu de critiques, alors que les campagnes pour une tenue conforme à la charia en Iran sont souvent considérées comme une violation des droits des femmes.
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