S'il vous plaît, arrêtez de balayer sous le tapis ceux qui souffrent, Bismillah.
Assalamu Alaikum, je veux parler d’un problème que je vois trop souvent dans les cercles musulmans, surtout en ligne. Beaucoup de gens se tournent vers nos communautés quand ils souffrent. Ils arrivent confus, anxieux, brisés, ou juste à la recherche d’aide et de compréhension. Pour certains, poster un message est difficile - pour quelques-uns, ça pourrait être leur dernier essai pour atteindre quelqu’un. Trop souvent, ils ne reçoivent pas de compassion. Ils sont jugés au lieu d'être écoutés. Ils sont ignorés au lieu d'être aidés. On oublie qu'il y a une vraie personne derrière chaque nom - un cœur, un esprit, quelqu'un qui se sent peut-être déjà très seul. Certains ne demandent pas un débat théologique. Ils posent des questions parce qu’ils souffrent. Les mots ont du poids. Le ton compte. Une réponse gentille peut faire en sorte que quelqu'un respire à nouveau. Une réponse dure peut les faire se sentir rejetés, incompris, ou ne pas mériter d’aide. Surtout quand tu ne peux pas voir les larmes ou les mains tremblantes derrière l’écran. Ce qui est pire, c'est l’air de supériorité qui apparaît parfois - parler durement, supposer des intentions, étiqueter les gens au lieu d'essayer de les comprendre. Donner des conseils ne devrait pas être une humiliation. L’expertise n’est pas de la cruauté. Corriger quelqu’un ne signifie pas lui ôter sa dignité. Notre deen enseigne la miséricorde avant le jugement et la compassion avant la fierté. Si quelqu'un demande de l'aide, même si sa lutte est inconnue ou inconfortable, on n'a pas le droit d'ignorer leur souffrance. On ne saura peut-être jamais à quel point quelqu'un est proche de craquer, ou si nos mots les aideront à tenir bon ou les pousseront plus loin dans le désespoir. C'est une lourde responsabilité. Si tu ne peux pas aider, au moins fais pas de mal. Si tu ne peux pas répondre, au moins sois doux. Si tu n'es pas d'accord, fais-le avec respect et humilité. Parfois, écouter est un acte de dévotion. Parfois, un mot gentil ou une réponse douce peut vraiment sauver quelqu’un. Compassion avant l'ego, humilité avant le jugement. Soutenir une personne qui souffre n'est pas optionnel - c'est notre devoir en tant que croyants.