Épuisée par des épreuves incessantes
As-salamu alaykum. Je traîne une lourde charge de peur, de douleur et d’inquiétude depuis plus d’un an maintenant. Les larmes viennent presque tous les jours, et j’ai l’impression que mon respect de soi tient à un fil. Je fais mes cinq prières quotidiennes, je fais constamment des douas, je me souviens d’Allah par le dhikr, et je Le supplie sincèrement d’apporter de l’apaisement, mais la situation ne semble pas bouger. Je vois un thérapeute et je fais de mon mieux, mais honnêtement, je suis juste tellement épuisée. Il y a eu un temps où la vie semblait enfin s’améliorer. J’avais commencé à m’occuper de mes parents, tous les deux très malades, et j’essayais d’apporter un peu de joie dans leur vie et dans la mienne. On a eu des moments de vrai bonheur, magnifiques-y repenser m’émeut encore aux larmes aujourd’hui. Mes intentions étaient purement bonnes. Mais ensuite un gros revers est arrivé, et j’ai dû quitter mon emploi. Tout s’est à nouveau effondré. Ça fait très mal de voir mes parents souffrir ; tout ce que j’ai toujours voulu, c’est qu’ils aient un peu de paix et de bonheur après une vie de combats. Parfois j’ai du mal à comprendre pourquoi Allah permettrait ça alors que je m’efforçais de faire le bien, surtout pour mes parents. J’ai évité le haram et j’ai maintenu mes prières. Je sais qu’on rappelle souvent que c’est une épreuve, mais ça en est arrivé à un point où ça ne ressemble plus à une épreuve-on dirait une adversité sans fin, presque d’heure en heure, sans aucune trêve en vue. Le plus déroutant, c’est de me sentir en détresse vis-à-vis d’Allah tout en pensant constamment à Lui. Je n’arrête pas de me demander pourquoi l’aide ne vient pas, ou s’Il ressent la douleur que je traverse, surtout quand on nous dit qu’Il est plus proche de nous que notre veine jugulaire. Je me sens coupable de l’admettre, mais c’est vraiment ce que mon cœur ressent. Je lis et j’écoute la sourate Ad-Duha tous les jours, et ça apporte un certain réconfort. Pourtant, parfois, je crains qu’Allah ne soit plus satisfait de moi, et que ces paroles réconfortantes ne soient pas vraiment destinées à moi. Je souhaite un signe, n’importe quelle petite indication, que les choses vont aller, mais au lieu de ça, tout semble juste devenir plus difficile. J’en suis arrivée à un point où ma foi me semble brisée. Je n’aurais jamais imaginé en arriver là. Je ne veux manquer de respect à personne-je suis juste bouleversément fatiguée. Je ne demande pas grand-chose à la vie ; je veux juste retrouver une stabilité. Même un tout petit soupçon de soulagement ou un petit signe que des jours meilleurs arriveraient signifierait tout pour moi. Tout ce que j’ai toujours voulu, c’est une vie simple, ordinaire. Et les défis auxquels je fais face me semblent particulièrement sévères comparés à ce que traversent les autres. Est-ce que quelqu’un d’autre a déjà vécu un moment où votre foi semblait s’effondrer sous le poids d’une lutte prolongée ? Est-ce que ça s’est finalement arrangé ? Toute doua spécifique ou conseil sincère serait profondément apprécié. Jazakum Allahu khayran.