TDAH et dysfonction exécutive : un combat dont personne ne parle
Assalamu alaikum. Je voulais partager quelque chose qui me pèse depuis longtemps. J'ai parcouru tellement de ressources, des travaux académiques anciens comme récents, en cherchant des conseils sur comment un musulman avec un TDAH devrait gérer ses obligations religieuses. Mais honnêtement, je n'ai rien trouvé d'utile. Je suis bien tombé sur une thèse de quelqu'un concernant différents troubles psychiques et les règles islamiques, mais elle ne mentionnait pas du tout le TDAH. Le plus proche dont elle parlait, c'était l'autisme. Ce manque de prise de conscience me touche vraiment. La confusion et la culpabilité que je ressens à cause de ça forment un lourd fardeau sur ma santé mentale et mon bien-être général. Depuis tout petit, j'ai toujours eu du mal avec la salât. J'oublie, je remets à plus tard, puis je me sens écrasé par ma propre culpabilité. Je n'ai été diagnostiqué avec un TDAH qu'à peine vingt ans, et même là, je ne l'ai pas pris au sérieux avant de finir avec des calculs rénaux dans les deux reins. Je n'arrêtais pas de reporter la prise de mon traitement, et avec le temps ces petits cailloux ont grossi jusqu'à devoir être traités maintenant. Alhamdulillah, ils peuvent se dissoudre avec des médicaments, mais ça a été un sacré électrochoc. Après ça, j'ai enfin fait le lien et j'ai réalisé à quel point mon TDAH affectait ma relation avec la prière. C'est pas que je m'en fiche, c'est que mon cerveau rend cela si difficile d'être constant. J'ai même essayé de contacter des savants en ligne, pour demander des conseils concrets sur comment m'adapter. Mais malheureusement, je n'ai reçu aucune aide réelle. J'ai l'impression d'être un fardeau pour moi-même et pour mon entourage. Parfois, je me sens même comme un munâfiq parce que j'arrive pas à prier comme je sais que je devrais. J'avais juste besoin de vider tout ça de mon cœur.